Hamilton place Ferrari au sommet des essais libres 3 du Grand Prix des États-Unis

La dernière heure d’essais avant la qualification a livré un signal net sur le Circuit des Amériques : Lewis Hamilton a signé le meilleur temps en 1’34’’893, offrant à Ferrari une nouvelle référence après les deux séances dominées la veille par Charles Leclerc. Le Britannique devance Max Verstappen de 0’’168 et son coéquipier monégasque de 0’’234, dans un groupe de tête resserré où chaque dixième peut peser lourd.

Ce chrono est également plus rapide de 0’’389 que le temps de référence de Leclerc en EL2. Les conditions et les réglages évoluent d’une séance à l’autre, mais cette amélioration souligne la progression des SF-26 sur un tracé qui réclame à la fois de l’adhérence dans les enchaînements et de la stabilité au freinage. Ferrari aborde ainsi la qualification avec une base prometteuse, sans que les essais libres suffisent à garantir la pole.

Les évolutions apportées aux monoplaces rouges — fond plat, diffuseur repensé et pontons optimisés — sont au cœur des regards. Leur véritable efficacité se mesurera lorsque les pilotes pousseront à la limite sur un tour, avec peu de carburant et des pneus préparés pour la performance maximale. Pour les observateurs qui suivent le week-end dans son ensemble, les impressions de Leclerc après le sprint sont également à retrouver dans ce point sur ses sensations au volant.

lewis hamilton domine les el3 du grand prix des états-unis de f1, tandis qu’isack hadjar fait part de son mécontentement.

Le classement complet des EL3 à Austin : Verstappen et Leclerc dans le sillage

Derrière Hamilton, Verstappen s’intercale entre les deux Ferrari et confirme que Red Bull reste une menace directe pour la qualification. L’écart de moins de deux dixièmes avec le meilleur temps laisse peu de marge : un meilleur secteur dans les esses ou une sortie plus propre du dernier virage pourrait suffire à bouleverser l’ordre établi.

Mercedes complète le top cinq avec Kimi Antonelli quatrième et George Russell cinquième. McLaren se montre plus discrète : Oscar Piastri prend la sixième place, tandis que Lando Norris termine huitième, séparé des cinq premiers par Nico Hülkenberg, septième pour Audi. Voici le classement complet fourni pour cette séance :

Position Pilote Écurie Écart
1 Lewis Hamilton Ferrari 1’34’’893
2 Max Verstappen Red Bull +0’’168
3 Charles Leclerc Ferrari +0’’234
4 Kimi Antonelli Mercedes +0’’303
5 George Russell Mercedes +0’’488
6 Oscar Piastri McLaren +0’’638
7 Nico Hülkenberg Audi +0’’698
8 Lando Norris McLaren +0’’813
9 Pierre Gasly Alpine +1’’011
10 Isack Hadjar Red Bull +1’’037
11 Liam Lawson Racing Bulls +1’’038
12 Arvid Lindblad Racing Bulls +1’’188
13 Gabriel Bortoleto Audi +1’’283
14 Oliver Bearman Haas +1’’342
15 Franco Colapinto Alpine +1’’358
16 Fernando Alonso Aston Martin +1’’562
17 Esteban Ocon Haas +1’’849
18 Lance Stroll Aston Martin +2’’238
19 Alexander Albon Williams +2’’775
20 Carlos Sainz Williams +2’’818
21 Sergio Pérez Cadillac +2’’991
22 Valtteri Bottas Cadillac +3’’872

Les écarts témoignent d’une hiérarchie contrastée : cinq pilotes sont regroupés à moins d’une demi-seconde, tandis que le milieu de grille s’étire davantage. Les positions des EL3 donnent une photographie utile des réglages, mais la qualification redistribuera les cartes dès que chaque pilote devra assembler un tour sans erreur.

Ferrari, Mercedes et Audi : les enseignements avant la qualification

Le duel Ferrari-Red Bull occupe naturellement le premier plan, mais Mercedes s’invite dans la bataille avec ses deux voitures dans les cinq premières. Antonelli n’est qu’à 0’’303 de Hamilton et Russell à 0’’488 : leur régularité pourrait compter si les conditions de piste changent ou si les équipes peinent à faire fonctionner les pneus sur un tour lancé.

McLaren, de son côté, n’a pas retrouvé le rythme affiché par ses rivales de tête. Piastri et Norris sont séparés par deux places et restent à plus de six dixièmes du meilleur temps. Un tel écart ne condamne pas leur qualification, mais impose de comprendre où le temps s’échappe : équilibre dans les virages rapides, traction à la sortie des courbes lentes ou préparation des pneumatiques.

Audi signe aussi un résultat à deux visages. Hülkenberg se hisse au septième rang, tandis que Bortoleto est treizième à 1’’283. Cette différence rappelle que le potentiel d’une écurie ne se transforme pas automatiquement en chronos identiques : trafic, confiance au freinage et choix de réglage peuvent faire basculer un tour. Pour suivre les enjeux de la course américaine au-delà de la séance, ce récit revient sur la pression exercée par Verstappen et la situation de Piastri.

La dernière séance d’essais libres ne couronne donc pas seulement un pilote : elle dessine les rapports de force, tout en laissant aux ingénieurs une ultime fenêtre pour corriger les détails. À Austin, quelques centièmes peuvent séparer une place en première ligne d’un départ au cœur du peloton.

Isack Hadjar exprime son mécontentement, Gasly progresse

Le bilan français est contrasté. Pierre Gasly signe le neuvième temps avec son Alpine, à 1’’011 de Hamilton, et s’installe dans le top 10 après avoir terminé douzième en EL2. Cette progression offre un repère encourageant avant la qualification, même si le rythme devra être confirmé lorsque la pression du tour unique remplacera les essais de réglages.

Isack Hadjar, dixième, affiche un écart de 1’’037 avec le leader, mais le résultat brut ne raconte pas toute sa séance. Après une deuxième session plus prometteuse, le pilote Red Bull a fait part de son mécontentement à la radio au sujet du comportement de sa monoplace. Une voiture difficile à placer ou instable en entrée de virage peut empêcher de répéter les trajectoires, et donc de construire la confiance nécessaire sur un circuit aussi exigeant.

Cette frustration s’inscrit dans un week-end où Hadjar avait déjà dû composer avec des difficultés en EL1. Le passage à la dernière séance devait permettre de retrouver des sensations ; le classement le place à proximité de Gasly, mais derrière son coéquipier Verstappen. Son objectif immédiat sera de transformer les retours recueillis en ajustements concrets. Ses ambitions avant l’épreuve sont évoquées dans cet article consacré à la détermination d’Hadjar.

Esteban Ocon connaît une séance plus difficile encore : dix-septième, il évoque des blocages de roues qui le gênent dans les virages. Ce problème réduit la capacité à attaquer au freinage et coûte de la précision à l’entrée des courbes. Pour les deux Français, les derniers réglages avant la qualification auront donc des objectifs différents : consolider le rythme pour Gasly, retrouver un comportement prévisible pour Hadjar et Ocon.

Les repères des EL1 et EL2 pour comprendre la performance de Hamilton

La performance d’Hamilton prend davantage de relief lorsqu’elle est replacée dans le déroulement du vendredi. Leclerc avait dominé les EL1 en 1’36’’052, devant Verstappen et Norris, puis avait récidivé en EL2 avec un temps de 1’35’’291. Hamilton, sixième en première séance puis quatrième en deuxième, a donc terminé le programme par une progression marquée et le meilleur chrono du week-end à ce stade.

Hadjar avait, lui, terminé quatorzième en EL1 avant de remonter au neuvième rang en EL2. Son dixième temps en EL3 ressemble à une légère stagnation dans la feuille de résultats, mais son ressenti au volant demeure un facteur essentiel. Les chiffres montrent sa proximité avec Gasly et Lawson ; ils ne révèlent pas à eux seuls les difficultés de pilotage signalées à son équipe.

Pour les mécaniciens et les ingénieurs, une séance d’une heure sert à vérifier les réglages, comparer les pneus et préparer les tours rapides. Les équipes analysent les données de freinage et de trajectoire pour distinguer un défaut de voiture d’une erreur ponctuelle. À l’approche de la qualification, les principaux points à surveiller sont :

  • La stabilité au freinage, particulièrement importante pour Ocon après ses blocages de roues.
  • La mise en température des pneus, qui conditionne l’adhérence au moment d’attaquer.
  • L’équilibre dans les enchaînements du circuit des Amériques, où une correction peut compromettre plusieurs virages.
  • La capacité à répéter un tour propre, indispensable pour transformer le potentiel des monoplaces en position de grille.

Les EL3 dessinent ainsi un scénario ouvert : Ferrari dispose d’un avantage chronométrique, Verstappen reste à portée, tandis que Mercedes attend le moment de frapper. La qualification dira si le tour d’Hamilton annonce une vraie domination ou s’il n’était que le premier mouvement d’une bataille serrée.

Qui a signé le meilleur temps des essais libres 3 à Austin ?

Lewis Hamilton a signé le meilleur temps en 1’34’’893 au volant de sa Ferrari, devant Max Verstappen et Charles Leclerc.

À combien de Hamilton Max Verstappen a-t-il terminé ?

Le pilote Red Bull a terminé à 0’’168 du meilleur temps de Hamilton.

Quelle place Isack Hadjar a-t-il obtenue en EL3 ?

Isack Hadjar a terminé dixième, à 1’’037 de Hamilton, après avoir fait part de son mécontentement à la radio au sujet du comportement de sa Red Bull.

Pourquoi les EL3 sont-elles importantes avant la qualification ?

Cette dernière séance d’une heure permet aux pilotes de peaufiner les réglages et de vérifier le comportement de leur monoplace avant les tours décisifs de la qualification.

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